Dessiner (à) Paris

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Les balades de rues sont souvent prétexte à de jolies photos. C’est simple et rapide. Tu remarques un élément qui te plaît, tu t’arrêtes, sors ton téléphone de ta poche et « clic », c’est dans la boîte. C’est si instantané que ton geste est devenu presque automatique. Tu ne penses même plus à ce concept incroyable qui réside en la capture directe d’un élément que tu rencontres. Tu survoles tout avec cette soif immensurable de capturer le monde.

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Ce que j’aime tant dans ma province

Habituée à la ville, je perçois désormais différemment la région où j’ai grandi. Avant, j’avais l’impression d’être loin de tout, comme si j’étais écartée du monde. Sans permis, notre mobilité est restreinte et c’est très frustrant. Ici, peu de concerts et d’expositions, pour sortir il faut encore et toujours posséder une voiture. Maintenant que j’ai goutté aux rues animées, à la foule et à la fièvre générale d’une ville, revenir en Picardie me permet de retrouver mes repères. Dès lors je me suis amusée à réaliser une petite liste non exhaustive des choses que j’aime dans ma province. En y regardant bien, vivre ici est plein d’avantages que l’on a tendance à oublier. Je peux être presque certaine qu’ici, je me sentirais toujours chez moi parce que c’est ici que je suis devenue qui je suis aujourd’hui.

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La serre du jardin des plantes

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En janvier dernier je posais mes bagages à Paris. Depuis la fenêtre de mon sixième étage, presque au delà de la pollution, je respire une nouvelle ère. Vivre dans la capitale, c’est pour moi l’occasion de fuir les désagréments des transports en communs, de pouvoir gagner du temps. C’est également synonyme de repos, je peux dormir plus et lâcher prise. Je gère de mieux en mieux ma manière d’étudier, je suis moins vite dépassée par les événements et plus sereine en allant travailler le weekend. La fatigue est toujours là, mais moins pesante, plus saine.

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A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

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Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

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La Normandie et une frange

Respirer.

Il m’aura fallu trois jours pour à nouveau inspirer à pleins poumons. Nous sommes parties en Normandie pour nous reposer. Nous avions besoin de respirer, simplement. Nous désirions changer d’air, nécessairement. Et voilà qu’en arrivant sur place je n’ai pas eu le bonheur de retrouver l’odeur des embruns et du sel marin. Mon odorat était comme bloqué par le stress et la pollution Parisienne. Je ne sentais rien. Comme si j’avais cesser de respirer.

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Une nouvelle page pour notre histoire

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En 2013, j’écrivais ici pour la toute première fois. Je n’avais pas de ligne éditoriale précise en tête, pas vraiment d’idées mais seulement l’envie d’écrire quelque part.  Ecrire quelque chose, n’importe quoi. Alors j’ai choisi les thèmes qui me touchaient le plus à l’époque: la mode et la beauté. Mais était-ce vraiment moi?

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Deux mille seize

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Deux mille seize, ne le prend pas mal, mais je suis contente d’en avoir fini avec toi. Pas que tu ai été si dure mais il faut bien l’avouer, tu nous en auras fait voir de toutes les couleurs. Avant de vraiment me jeter dans les bras de ta petite sœur, je crois que j’ai besoin d’un retour en arrière. J’avais quitté 2015 avec une jolie rétrospective qui m’avait permis d’y voir un peu plus claire, de poser mon mouchoir sur ce que j’avais pu vivre. Aujourd’hui il est temps pour moi d’accomplir le clap de fin sur les 365 jours que tu nous auras offert.

Janvier, il y a un an presque exactement, je partais pour la première fois dans une escapade que j’organisais seule. Alors que je sortais tout juste de mes partiels, je décidais de rendre visite à mes deux super copains, en coloc, à Lille. Trois journées à Lille qui m’ont permis de me poser face à moi-même et de réfléchir à quel sens j’avais envie de donner à la suite de mon année. En février, je redécouvrais le parc DisneyLand. Le temps de quelques heures j’ai retrouvé mes 7 ans, surtout que j’ai rencontré Donald en chair et en plumes. Mars était bien moins sympathique, et les mois qui ont suivis furent plus monotones. Je prenais une décision qui chamboulait tout le quotidien dans lequel je baignais depuis des années. C’est à ce moment là que je décidais de couper mes cheveux. Les mois qui ont suivis se sont noyés dans l’humeur tristoune dans laquelle je me suis enfermée. Je n’ai pas eu envie de grand chose et j’ai attendu l’arrivée du printemps comme on attend un messie. Les mois ont continué de défiler mais je restais toujours dans ce flottement sombre. J’ai mis beaucoup de temps à sortir de ma torpeur, il m’a fallu beaucoup de temps pour redevenir moi-même. Et je crois bien que je me suis manquée. Heureusement, l’été et le soleil sont enfin arrivés et j’ai recommencé à respirer. J’ai rouvert les yeux. Je suis allée à Versailles pour voir le plus joli feux d’artifice auquel j’ai pu assister. J’ai enchaîné avec mon job d’été à pleins temps puis je me suis enfuie. En Normandie d’abord, puis à Turin avec ma meilleure amie. Mon été s’est achevé au cœur de Venise. L’Italie a ranimé la Jeanne qui s’était essoufflée. Vous pouvez à peine imaginer comme cette longue coupure a été régénératrice pour moi. En septembre les choses sont allées très vite. J’ai repris goûts pour les sorties culturelles, j’ai revue la douce Tram Anh, j’ai repris les cours et l’optique d’un possible emménagement à Paris est devenue de plus en plus nette. En octobre, j’ai eu la chance de partir en escapade à Londres avec ma mère et ma sœur. A la mi-novembre je faisais déjà mes cartons pour vivre bel et bien dans une colocation. Vivre plus proche de ma fac était devenue une nécessité. Je revivais la même saturation que les mois passés. Pour fêter ça ma colocataire m’a offert pour mes 19 ans une place de concert pour aller écouter Ben Mazué. Et c’était génial. Décembre aura surtout rimé avec la panique des devoirs à rendre pour la fac et la douceur de la période de noël.

Finalement  2016 aura été une année qui aura bouleversé énormément d’éléments de ma vie. Je ne garde pas de toi un bilan négatif, j’ai envie de garder le doux souvenir de mes escapades estivales et la lumière réconfortante du lever du soleil sur l’Italie.

Les choses ont évolué et je pense que, chaque année, je sors un peu plus grandis de tout ce que je peux vivre. Ce blog évolue avec moi et, plus le temps passe, plus je suis heureuse de pouvoir vous écrire ici. J’ai envie de créer un univers toujours plus grand, que ce blog deviennent une parenthèse de lumière lunaire. Et j’essaie tant bien que mal de sortir des echo’rces de ce blog la plus douce des poésies.

Merci d’être là pour me lire, 2017 nous réserve de jolies choses..

A très bientôt,

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mémoire d’un dimanche après-midi

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Le mois de décembre est entamé. Comme à mon habitude j’ai toujours un wagon de retard. Deux ( mois ) pour être exacte. Deux mois c’est peu et c’est immensément long à la fois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais plutôt le temps. C’est derrière lui que je ne cesse jamais de courir. Il me glisse entre les doigts, gravite six mètres au dessus de ma tête et me nargue sournoisement à quatre heures du matin, quand j’essaie tant bien que mal de finir un dossier à rendre pour le lendemain. La semaine dernière était un enfer. Ce soir, la tempête s’est calmée, je peux enfin m’asseoir et laisser à nouveau mes doigts vibrer sur le clavier pour vous déposer ces quelques mots. Il faut vraiment que j’apprenne à mieux organiser mon temps. Je suis épuisée de cette course permanente contre la montre qui m’empêche de faire tout ce que j’aimerais.

Promis, ma bonne résolution de décembre, c’est de me donner du temps pour nous, pour ici.  Et j’ai vraiment beaucoup, beaucoup de choses à vous raconter!

En attendant, je vis encore au travers de la douceur et de la lumière qui peuplaient le mois d’octobre. Alors même que les arbres ont perdus leur manteau d’automne pour se couvrir d’une couverture plus froide et monotone. Moi je rêve encore des dimanches après-midi où nous pouvions sortir, nous aventurant dans la forêt, simplement pour admirer le coucher du soleil, tout en haut de la terre, depuis un doux monde, loin de la pollution et du bruit des klaxons. J’étais à nouveau tout en haut de celui-ci, mais avec un point de vue bien différent du précédent.

Parfois les mots ne suffisent pas pour exprimer un moment, alors je laisse les images parler pour moi. Ainsi, je reviens vers vous avec des images à la place des mots, pour un dimanche après midi, qui annoncent aussi le levé d’un nouveau jour ici. On se retrouve très vite.

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Prenez soin de vous,

tendrement,

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Tout en haut du monde avec Tram Anh

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Surplombant Paris de toute sa hauteur et jetant sur elle un regard maternel, Montmartre se mérite. Il aura fallu monter des marches par dizaines pour en apprécier le panorama et embrasser la ville d’un regard nouveau. On s’élève au delà des immeubles et le jeu en vaut la chandelle.

C‘était bien la première fois que je m’aventurais de ce côté-ci de Paris. J’avais l’habitude de voir la basilique du Sacré cœur depuis la fenêtre de mon train, en revenant de la fac. De là, elle semblait à peine plus grande que mon pouce et pourtant. Pourtant une fois devant elle j’ai perdu mes mots. C’était sublime. Tout ce quartier semble coupé du reste du monde. Les rues sont pavées, il y a des sortes de petites maisonnettes, et que dire de la place ou sont réunis les dessinateurs venus caricaturer et capturer les visages ?

J‘ai eu la chance de partager cet après-midi tout doux avec Tram Anh, juste avant la rentrée de septembre. Bon…Je sais ce que vous pensez. Ça fait deux mois et je ne vous en parle que maintenant. Comme à mon habitude, j’ai toujours un train de retard. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de ce blog non??

Depuis décembre, nous nous étions promis de prendre le temps de vraiment nous rencontrer. Effectivement, il aura fallu neuf mois. Mais ça valait le coup d’attendre, et rien de tel qu’une après-midi de flânerie dans les rues de Montmartre pour réaliser à quel point cette personne est adorable. Sans rire, elle est de ces rencontres qu’on attend pas et qui pourtant vous bousculent. De ces rencontres que vous êtes heureux, littéralement, de faire. Le monde d’internet est parfois un peu étrange et il est souvent difficile voire risquer de sortir de la protection du virtuel. Mais c’est également une chance inouïe de pouvoir partager de jolis moments avec des personnes qu’on aurait sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer autrement. Je n’échangerais ma rencontre avec Tram Anh pour rien au monde.

C‘était une journée avec beaucoup de soleil, de la glace, un peu de marche et quelques photos. Une journée toute tendre avec un mur gonflé d’amour. Une après-midi tout en haut du monde avec Tram Anh. ♥

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Tendrement vôtre,

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aprem– retrouvez Tram Anh sur son blog, elle fait des trucs vraiment trop trop cools –

Sum si sol sit

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Fleurs irrégulières et odorantes. Surprenantes. Paraissent un peu partout, transforment nos journées mornes en instants plus doux. Fleurs. Colorées en multitude, jaillissant de la terre; ce sont des trésors qui nous sont offerts, qu’on oublie de remarquer. La rosée les illumine, la pluie leur donne grise mine. Danseuses, elles ondulent au gré du vent, se laissant guider simplement par l’instant. Elles ne sont que si le soleil est, que si les abeilles leur offrent renaissances. Elles sont éternel recommencement. Elles sont couleurs et diversité. Fleurs, vous rendez la Terre plus douce.

Tout comme elles, vous faites partie de ces trésors de la vie. Et pour cela je n’ai qu’un mot: merci.

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Un petit mot, par delà mon absence. J’ai un millier de choses à vous dire, à écrire.

J‘ai pris ces photos en totale autonomie, à l’aide de mon retardateur, qu’en pensez vous?

Demain je pars en Normandie pour une semaine mais je reviens bien plus vite que vous ne croyez! Merci de continuer à me lire. Surtout prenez soin de vous! ♥

A très bientôt,

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