LRDVC #3: Nauman à Paris

Nous nous sommes enfin décidé, jeudi dernier, à nous aventurer dans Paris et ses expositions. Suivant les conseils de notre professeur d’esthétique, nous nous sommes rendues à la rencontre de l’artiste Bruce Nauman, un Américain qui utilisent l’art sous toutes ses coutures (peinture, sculpture, photographie..etc). L’exposition se tenait à la Gagosian Gallery et s’est achevée ce 26 septembre. Elle regroupait des œuvres venant briser nos idées préconçues de l’art au travers d’objets étonnants, parfois déroutants voire malaisants. A l’entrée de la galerie, nous pouvions récupérer un document nous permettant une meilleure compréhension de chaque œuvre. Evidemment, c’est après avoir fini notre visite, que moi et mon amie nous sommes aperçue de leur présence… Par ce fait, nous avons tenté, tout au long de notre « voyage » de nous faire nos propres idées.

Voilà tout de même un élément important, que je tire du document d’information, dont il faut que vous ayez connaissance, à propos de cette expo: « Des idées et des thèmes récurrents apparaissent: l’utilisation du corps comme matériau; la relation entre image et langage, art et spectateur; et l’interaction génératrice d’espace positif et négatif ». Faites en ce que vous voulez!

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Ce n’était pas une exposition très grande mais il fallait prendre le temps de la parcourir. Tout d’abord nous pénétrons dans une grande salle blanche, au sol une vieille télévision diffuse une image en continue ainsi qu’un enregistrement audio lancinant. Face à ceci, une chaise (qui m’a semblé être recouverte de plâtre ou d’une matière semblable). Nos sens sont perturbés, on se demande ce qu’il va se passer, s’il va se passer quoi que ce soit d’ailleurs. Alors on attend mais rien ne bouge, il y a toujours ce son qui finirait presque par nous rendre fous et rien ne change dans l’enregistrement audio. La régularité nous brouille avec nous-même, et c’est déroutée que nous continuons notre route.

La seconde salle contenait trois autres œuvres tout aussi déroutantes. Nauman exploite les néons et entremêle deux fois le même mots: Malice (qui est aussi le nom de l’œuvre). Cette œuvre semble minuscule face à la grandeur de la pièce. Comme avec un enfant malicieux qui se cache, on l’aperçoit à peine, on y porte peu d’attention. Au sol, une sculpture d’acier très géométrique et mystérieuse (Dead end tunnel folded into four arms with common walls) et en hauteur, surplombant la pièce, une autre sculpture représentant une pyramide d’animaux squelettiques ( Animal pyramid ). Elle s’élève à plus de 3m au dessus de nous, elle dérange dans son côté macabre mais fascine par la précision qu’a porté l’artiste dans certains détails.

Avant de découvrir ce que cache l’étage, nous arrivons dans une sorte d’antichambre ou sont présentées des photographies de morceaux de corps et plus particulièrement de visages. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai énormément apprécié ces photos qui seraient presque réconfortantes dans cette exposition ou tout nous perturbe. Elles m’ont semblé enfantines et se liaient ( selon moi) parfaitement avec les néons de la pièces précédente. Elles sont là et permettent à notre esprit de se poser. La galerie en elle-même est d’ailleurs très agréable à sillonner.

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Une fois arrivée à l’étage, nous nous retrouvons à nouveau face à une télévision, mais cette fois-ci des sièges sont mis à disposition. Un film d’une heure est diffusé et grosso modo, il nous rend spectateur de la fabrication d’un enclos. Nous sommes restées une bonne demi-heure devant ce film, d’une part parce que nous n’avions pas connaissance du but du protagoniste ( qui est l’artiste lui-même). « Pourquoi creuses t’il un trou? Que cherche t’il? – eh mais il touche le fond et il creuse encore!! » D’autre part parce que nous cherchions absolument à comprendre le message que voulait faire passer l’artiste au travers de cet élément audiovisuel qui semblait ne jamais se terminer. Et chacune de nos analyses étaient coupées par la suite d’évènements de la vidéo.

Dans la dernière salle, une grande photographie en noir et blanc et des têtes humaines suspendues depuis le mur. Grimaçantes, inquiétantes. Elles sont organisées par paires et une fois encore nous ne savons que faire face à ces sculptures qui créent en nous un fort sentiment de malaise.

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Finalement Bruce Nauman sait parfaitement jouer avec les sens de ceux qui ont affaire à ses œuvres. Il sait comment nous interloquer, comment nous déranger tout en piquant notre curiosité. Cette exposition m’a parut infiniment courte et je suis presque restée sur ma faim. On a envie d’en voir plus et de nous aventurer plus longtemps dans cet univers où nous n’avons pas pied.

N’hésitez pas à me donner votre ressenti vis à vis des photographies et des œuvres. Comment vous, les interprèteriez vous?

j’espère que votre semaine se passe bien,

à très bientôt,

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4 commentaires sur “LRDVC #3: Nauman à Paris

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