Focus sur les serres du jardin d’Auteuil

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Il y a tant de trésors à découvrir à Paris. Il s’agit de chercher à s’éloigner des sentiers touristiques et de trouver des lieux calmes, poétiques et sans artifices. Vous connaissez déjà l’attention particulière que je porte pour les serres. Ces petits écosystèmes indépendants, ces véritables bulles d’ailleurs, hors du monde et fabriquées de toute pièce par l’homme. De simples parenthèses, planant autour des villes, qui proposent aux passants de se poser quelques instants et de simplement regarder et voir les choses qui les entourent.

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Ce que j’aime tant dans ma province

Habituée à la ville, je perçois désormais différemment la région où j’ai grandi. Avant, j’avais l’impression d’être loin de tout, comme si j’étais écartée du monde. Sans permis, notre mobilité est restreinte et c’est très frustrant. Ici, peu de concerts et d’expositions, pour sortir il faut encore et toujours posséder une voiture. Maintenant que j’ai goutté aux rues animées, à la foule et à la fièvre générale d’une ville, revenir en Picardie me permet de retrouver mes repères. Dès lors je me suis amusée à réaliser une petite liste non exhaustive des choses que j’aime dans ma province. En y regardant bien, vivre ici est plein d’avantages que l’on a tendance à oublier. Je peux être presque certaine qu’ici, je me sentirais toujours chez moi parce que c’est ici que je suis devenue qui je suis aujourd’hui.

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La serre du jardin des plantes

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En janvier dernier je posais mes bagages à Paris. Depuis la fenêtre de mon sixième étage, presque au delà de la pollution, je respire une nouvelle ère. Vivre dans la capitale, c’est pour moi l’occasion de fuir les désagréments des transports en communs, de pouvoir gagner du temps. C’est également synonyme de repos, je peux dormir plus et lâcher prise. Je gère de mieux en mieux ma manière d’étudier, je suis moins vite dépassée par les événements et plus sereine en allant travailler le weekend. La fatigue est toujours là, mais moins pesante, plus saine.

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« Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky »

Voilà plusieurs mois que je n’ai pas reporté ici mes sorties culturelles et je dois l’avouer, ça commençait à me manquer! Il y a deux semaines, je me suis rendue au musée d’Orsay avec deux copines de fac, dans le but de découvrir les sculptures de Degas, pour un dossier monographique que je devais réaliser sur cet artiste. L’enjeu étant de s’intéresser de plus près à ses sculptures, ça aurait été dommage d’en parler sans les voir.

Visiter le musée d’Orsay était également un prétexte pour découvrir l’exposition temporaire qui s’y déroule actuellement, et jusque fin juin:

 Au delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky. 

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Les œuvres choisies sont merveilleuses, l’éclairage est bon et j’ai été frappé par plusieurs toiles, ce qui n’arrive pas si souvent, particulièrement quand les expos ne gravitent qu’autour de peintures. Le visiteur est, salle à salle, guidé vers un univers de plus en plus onirique et on se surprend à parcourir les différentes thématiques dans un silence contemplatif qui me plait beaucoup. Une forme d’aura magique gravite autour des toiles et nous découvrons plusieurs visions du sujet de « mystique », selon plusieurs pays différents.

Pour éviter la foule, nous nous sommes rendues à l’exposition à treize heures et ça a plutôt bien fonctionné! Les visiteurs arrivent en masse entre 14h et 16h. Si vous voulez profiter d’une visite à peu près calme, privilégiez toujours la semaine et les heures creuses du matin ou du midi. ( A noter également que l’entrée au musée d’Orsay, comme le Louvre et la plupart des musées nationaux, est gratuite pour les personnes âgées de moins de 26 ans. Autrement elle coûte une quinzaine d’euros, il me semble ).

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Détails de L’Amour aux sources de la vie, Giovanni Segantini ( 1896, Milan )

 J‘ai aimé cette expo. Particulièrement pour ses parties sur la nuit et l’espace.

Vous commencez à me connaitre, et sans doute à vous apercevoir que je porte une attention particulière vis à vis de ces sujets qui me touchent. Alors évidemment, dès que j’ai vu que plusieurs salles de l’expo étaient dédiées à la nuit, j’étais sur un petit nuage! Et je n’ai pas été déçue. C’est véritablement la partie que j’ai préféré! Toute une salle est animée par de la musique et j’étais complètement transportée. J’ai eu l’impression, pendant quelques minutes, d’entrer dans chaque toile et d’accéder à tous les univers qu’elles proposent. C’est assez incroyable quand on y pense: que la peinture, si statique et fixe, puisse avoir un tel impact sur nos ressentis.

L‘éclairage des salles est très tamisé, de sorte à mettre en avant au mieux les toiles sans qu’il n’y ai de reflets indésirables. Ainsi prendre de jolies photos était un peu compliqué, d’autant que je n’avais pas mon appareil-photos sous la main. Dès lors, si vous aimez la peinture, et particulièrement l’impressionnisme et le post impressionnisme, je ne peux que vous inciter vivement à aller découvrir tout ça par vous-mêmes !

Détails: Le Rêve, Pierre Puvis De Chavannes ( 1883, Paris )

A très vite!

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A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

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Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

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La Normandie et une frange

Respirer.

Il m’aura fallu trois jours pour à nouveau inspirer à pleins poumons. Nous sommes parties en Normandie pour nous reposer. Nous avions besoin de respirer, simplement. Nous désirions changer d’air, nécessairement. Et voilà qu’en arrivant sur place je n’ai pas eu le bonheur de retrouver l’odeur des embruns et du sel marin. Mon odorat était comme bloqué par le stress et la pollution Parisienne. Je ne sentais rien. Comme si j’avais cesser de respirer.

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Une nouvelle page pour notre histoire

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En 2013, j’écrivais ici pour la toute première fois. Je n’avais pas de ligne éditoriale précise en tête, pas vraiment d’idées mais seulement l’envie d’écrire quelque part.  Ecrire quelque chose, n’importe quoi. Alors j’ai choisi les thèmes qui me touchaient le plus à l’époque: la mode et la beauté. Mais était-ce vraiment moi?

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Deux mille seize

2016

Deux mille seize, ne le prend pas mal, mais je suis contente d’en avoir fini avec toi. Pas que tu ai été si dure mais il faut bien l’avouer, tu nous en auras fait voir de toutes les couleurs. Avant de vraiment me jeter dans les bras de ta petite sœur, je crois que j’ai besoin d’un retour en arrière. J’avais quitté 2015 avec une jolie rétrospective qui m’avait permis d’y voir un peu plus claire, de poser mon mouchoir sur ce que j’avais pu vivre. Aujourd’hui il est temps pour moi d’accomplir le clap de fin sur les 365 jours que tu nous auras offert.

Janvier, il y a un an presque exactement, je partais pour la première fois dans une escapade que j’organisais seule. Alors que je sortais tout juste de mes partiels, je décidais de rendre visite à mes deux super copains, en coloc, à Lille. Trois journées à Lille qui m’ont permis de me poser face à moi-même et de réfléchir à quel sens j’avais envie de donner à la suite de mon année. En février, je redécouvrais le parc DisneyLand. Le temps de quelques heures j’ai retrouvé mes 7 ans, surtout que j’ai rencontré Donald en chair et en plumes. Mars était bien moins sympathique, et les mois qui ont suivis furent plus monotones. Je prenais une décision qui chamboulait tout le quotidien dans lequel je baignais depuis des années. C’est à ce moment là que je décidais de couper mes cheveux. Les mois qui ont suivis se sont noyés dans l’humeur tristoune dans laquelle je me suis enfermée. Je n’ai pas eu envie de grand chose et j’ai attendu l’arrivée du printemps comme on attend un messie. Les mois ont continué de défiler mais je restais toujours dans ce flottement sombre. J’ai mis beaucoup de temps à sortir de ma torpeur, il m’a fallu beaucoup de temps pour redevenir moi-même. Et je crois bien que je me suis manquée. Heureusement, l’été et le soleil sont enfin arrivés et j’ai recommencé à respirer. J’ai rouvert les yeux. Je suis allée à Versailles pour voir le plus joli feux d’artifice auquel j’ai pu assister. J’ai enchaîné avec mon job d’été à pleins temps puis je me suis enfuie. En Normandie d’abord, puis à Turin avec ma meilleure amie. Mon été s’est achevé au cœur de Venise. L’Italie a ranimé la Jeanne qui s’était essoufflée. Vous pouvez à peine imaginer comme cette longue coupure a été régénératrice pour moi. En septembre les choses sont allées très vite. J’ai repris goûts pour les sorties culturelles, j’ai revue la douce Tram Anh, j’ai repris les cours et l’optique d’un possible emménagement à Paris est devenue de plus en plus nette. En octobre, j’ai eu la chance de partir en escapade à Londres avec ma mère et ma sœur. A la mi-novembre je faisais déjà mes cartons pour vivre bel et bien dans une colocation. Vivre plus proche de ma fac était devenue une nécessité. Je revivais la même saturation que les mois passés. Pour fêter ça ma colocataire m’a offert pour mes 19 ans une place de concert pour aller écouter Ben Mazué. Et c’était génial. Décembre aura surtout rimé avec la panique des devoirs à rendre pour la fac et la douceur de la période de noël.

Finalement  2016 aura été une année qui aura bouleversé énormément d’éléments de ma vie. Je ne garde pas de toi un bilan négatif, j’ai envie de garder le doux souvenir de mes escapades estivales et la lumière réconfortante du lever du soleil sur l’Italie.

Les choses ont évolué et je pense que, chaque année, je sors un peu plus grandis de tout ce que je peux vivre. Ce blog évolue avec moi et, plus le temps passe, plus je suis heureuse de pouvoir vous écrire ici. J’ai envie de créer un univers toujours plus grand, que ce blog deviennent une parenthèse de lumière lunaire. Et j’essaie tant bien que mal de sortir des echo’rces de ce blog la plus douce des poésies.

Merci d’être là pour me lire, 2017 nous réserve de jolies choses..

A très bientôt,

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Deux journées à Londres

Partir à Londres.

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Nous étions portées par ce besoin irrésistible de changer d’air, de ne pas rester statiques. Se perdre dans la ville à la fin de l’automne. Arpenter les rues depuis Oxford street jusque Notting Hill, en passant par Buckingham Palace et Soho. Découvrir Londres à pieds, en oublier sa montre et suivre simplement ses intuitions. Nous avons la fâcheuse tendance à partir sans rien prévoir, ainsi nous avons décidé de nos visites au jour le jour. Le temps était doux, il n’y avait pas tant de monde, nous étions bien.

A la toute fin du mois d’octobre, nous nous attendions à trouver des citrouilles et des déguisements d’Halloween à tous les coins de rues mais non, à Londres à cette époque de l’année, noël était déjà là.

Arrivées aux aurores, après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, nous sommes aussitôt parties à l’assaut de la ville en entamant notre périple par Oxford street ( en passant, je l’avoue, par Primark et Forever 21.. L’avantage d’y aller le matin c’est qu’on a la boutique pour nous!). Au détour des rues, nous avons pu déguster une pizza, en plein cœur du quartier de Soho, pour marcher ensuite jusqu’à Chinatown puis jusque Piccadilly Circus. Nous avons achevé notre première journée devant le Saint James Park, qui nous a offert un très joli couché de soleil. Autant vous dire que le soir, nos jambes étaient en compote et nous n’avions plus trop le courage de sortir.

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Je voulais absolument profiter de notre séjour pour découvrir la collection de tableaux de William Turner à la Tate Britain. Cet artiste était mon coup de foudre de l’année passée et j’en ai encore des étoiles pleins les yeux d’avoir pu voir ses toiles « pour de vrai ». L’art de Turner est touchant, et j’ai été frappée par la douceur de ses aquarelles et par le merveilleux remous de ses toiles.

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A 11h, nous avons assisté à la relève de la garde au Buckingham Palace. Un véritable enfer animé par une foule monstrueuse qui m’a empêché de profiter du moment. Nous avons pris le premier taxi que nous pouvions pour fuir cette masse humaine écrasante et nous nous sommes rendues à Notting Hill, qui est très vite monté dans mes endroits favoris Londonien. Le quartier est incroyable, tout peuplé de librairies et d’antiquaires. Les façades sont colorées, on peut facilement trouver à manger pour peu cher et la ballade vaut le détour. Allez y les yeux fermés.

Puis ce fut déjà l’heure de rentrer.

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Londres fut ma dernière escapade de 2016: une courte entracte en plein milieu de mon semestre qui m’a permis à nouveau de respirer et de souffler. C’est fou comme découvrir le monde m’anime. Parfois j’aimerais ne faire que ça. Prendre mon sac à dos et devenir une véritable globe trotteuse. Pourtant, cette période de noël me rappelle à quel point il est doux d’avoir un chez soi et des proches sur qui compter.

Nous arrivons à la toute fin de cette année. Je vous retrouve la semaine prochaine pour mon traditionnel petit article bilan. J’aurais été peu présente ces derniers mois, je n’ai pas pu écrire tout ce que j’aurais voulu et j’ai ainsi beaucoup de choses à vous dire. En attendant prenez soin des vôtres et de vous-même et n’abusez pas trop des bûches de noël!

Tendrement,

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bonus!

Petite vidéo de notre séjour!

mémoire d’un dimanche après-midi

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Le mois de décembre est entamé. Comme à mon habitude j’ai toujours un wagon de retard. Deux ( mois ) pour être exacte. Deux mois c’est peu et c’est immensément long à la fois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque mais plutôt le temps. C’est derrière lui que je ne cesse jamais de courir. Il me glisse entre les doigts, gravite six mètres au dessus de ma tête et me nargue sournoisement à quatre heures du matin, quand j’essaie tant bien que mal de finir un dossier à rendre pour le lendemain. La semaine dernière était un enfer. Ce soir, la tempête s’est calmée, je peux enfin m’asseoir et laisser à nouveau mes doigts vibrer sur le clavier pour vous déposer ces quelques mots. Il faut vraiment que j’apprenne à mieux organiser mon temps. Je suis épuisée de cette course permanente contre la montre qui m’empêche de faire tout ce que j’aimerais.

Promis, ma bonne résolution de décembre, c’est de me donner du temps pour nous, pour ici.  Et j’ai vraiment beaucoup, beaucoup de choses à vous raconter!

En attendant, je vis encore au travers de la douceur et de la lumière qui peuplaient le mois d’octobre. Alors même que les arbres ont perdus leur manteau d’automne pour se couvrir d’une couverture plus froide et monotone. Moi je rêve encore des dimanches après-midi où nous pouvions sortir, nous aventurant dans la forêt, simplement pour admirer le coucher du soleil, tout en haut de la terre, depuis un doux monde, loin de la pollution et du bruit des klaxons. J’étais à nouveau tout en haut de celui-ci, mais avec un point de vue bien différent du précédent.

Parfois les mots ne suffisent pas pour exprimer un moment, alors je laisse les images parler pour moi. Ainsi, je reviens vers vous avec des images à la place des mots, pour un dimanche après midi, qui annoncent aussi le levé d’un nouveau jour ici. On se retrouve très vite.

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Prenez soin de vous,

tendrement,

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