Focus sur les serres du jardin d’Auteuil

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Il y a tant de trésors à découvrir à Paris. Il s’agit de chercher à s’éloigner des sentiers touristiques et de trouver des lieux calmes, poétiques et sans artifices. Vous connaissez déjà l’attention particulière que je porte pour les serres. Ces petits écosystèmes indépendants, ces véritables bulles d’ailleurs, hors du monde et fabriquées de toute pièce par l’homme. De simples parenthèses, planant autour des villes, qui proposent aux passants de se poser quelques instants et de simplement regarder et voir les choses qui les entourent.

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Ce morceau de tissu

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J‘ai souvent tendance à me raccrocher à un vêtement, un gadget, un accessoire, pour m’aider à aller au devant de certaines situations. Ce sont toujours des pièces dans lesquelles je me sens bien et qui me permettent d’avoir confiance en moi, à un instant T. Du tout premier doudou pour l’entrée à l’école maternelle, jusqu’au T-shirt au slogan accrocheur pour passer mon bac. En passant par une paire de bottes pointues et un sac à dos Eastpak pour mes premiers jours respectifs de collège et de lycée.

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Dessiner (à) Paris

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Les balades de rues sont souvent prétexte à de jolies photos. C’est simple et rapide. Tu remarques un élément qui te plaît, tu t’arrêtes, sors ton téléphone de ta poche et « clic », c’est dans la boîte. C’est si instantané que ton geste est devenu presque automatique. Tu ne penses même plus à ce concept incroyable qui réside en la capture directe d’un élément que tu rencontres. Tu survoles tout avec cette soif immensurable de capturer le monde.

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Ce que j’aime tant dans ma province

Habituée à la ville, je perçois désormais différemment la région où j’ai grandi. Avant, j’avais l’impression d’être loin de tout, comme si j’étais écartée du monde. Sans permis, notre mobilité est restreinte et c’est très frustrant. Ici, peu de concerts et d’expositions, pour sortir il faut encore et toujours posséder une voiture. Maintenant que j’ai goutté aux rues animées, à la foule et à la fièvre générale d’une ville, revenir en Picardie me permet de retrouver mes repères. Dès lors je me suis amusée à réaliser une petite liste non exhaustive des choses que j’aime dans ma province. En y regardant bien, vivre ici est plein d’avantages que l’on a tendance à oublier. Je peux être presque certaine qu’ici, je me sentirais toujours chez moi parce que c’est ici que je suis devenue qui je suis aujourd’hui.

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La serre du jardin des plantes

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En janvier dernier je posais mes bagages à Paris. Depuis la fenêtre de mon sixième étage, presque au delà de la pollution, je respire une nouvelle ère. Vivre dans la capitale, c’est pour moi l’occasion de fuir les désagréments des transports en communs, de pouvoir gagner du temps. C’est également synonyme de repos, je peux dormir plus et lâcher prise. Je gère de mieux en mieux ma manière d’étudier, je suis moins vite dépassée par les événements et plus sereine en allant travailler le weekend. La fatigue est toujours là, mais moins pesante, plus saine.

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« Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky »

Voilà plusieurs mois que je n’ai pas reporté ici mes sorties culturelles et je dois l’avouer, ça commençait à me manquer! Il y a deux semaines, je me suis rendue au musée d’Orsay avec deux copines de fac, dans le but de découvrir les sculptures de Degas, pour un dossier monographique que je devais réaliser sur cet artiste. L’enjeu étant de s’intéresser de plus près à ses sculptures, ça aurait été dommage d’en parler sans les voir.

Visiter le musée d’Orsay était également un prétexte pour découvrir l’exposition temporaire qui s’y déroule actuellement, et jusque fin juin:

 Au delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky. 

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Les œuvres choisies sont merveilleuses, l’éclairage est bon et j’ai été frappé par plusieurs toiles, ce qui n’arrive pas si souvent, particulièrement quand les expos ne gravitent qu’autour de peintures. Le visiteur est, salle à salle, guidé vers un univers de plus en plus onirique et on se surprend à parcourir les différentes thématiques dans un silence contemplatif qui me plait beaucoup. Une forme d’aura magique gravite autour des toiles et nous découvrons plusieurs visions du sujet de « mystique », selon plusieurs pays différents.

Pour éviter la foule, nous nous sommes rendues à l’exposition à treize heures et ça a plutôt bien fonctionné! Les visiteurs arrivent en masse entre 14h et 16h. Si vous voulez profiter d’une visite à peu près calme, privilégiez toujours la semaine et les heures creuses du matin ou du midi. ( A noter également que l’entrée au musée d’Orsay, comme le Louvre et la plupart des musées nationaux, est gratuite pour les personnes âgées de moins de 26 ans. Autrement elle coûte une quinzaine d’euros, il me semble ).

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Détails de L’Amour aux sources de la vie, Giovanni Segantini ( 1896, Milan )

 J‘ai aimé cette expo. Particulièrement pour ses parties sur la nuit et l’espace.

Vous commencez à me connaitre, et sans doute à vous apercevoir que je porte une attention particulière vis à vis de ces sujets qui me touchent. Alors évidemment, dès que j’ai vu que plusieurs salles de l’expo étaient dédiées à la nuit, j’étais sur un petit nuage! Et je n’ai pas été déçue. C’est véritablement la partie que j’ai préféré! Toute une salle est animée par de la musique et j’étais complètement transportée. J’ai eu l’impression, pendant quelques minutes, d’entrer dans chaque toile et d’accéder à tous les univers qu’elles proposent. C’est assez incroyable quand on y pense: que la peinture, si statique et fixe, puisse avoir un tel impact sur nos ressentis.

L‘éclairage des salles est très tamisé, de sorte à mettre en avant au mieux les toiles sans qu’il n’y ai de reflets indésirables. Ainsi prendre de jolies photos était un peu compliqué, d’autant que je n’avais pas mon appareil-photos sous la main. Dès lors, si vous aimez la peinture, et particulièrement l’impressionnisme et le post impressionnisme, je ne peux que vous inciter vivement à aller découvrir tout ça par vous-mêmes !

Détails: Le Rêve, Pierre Puvis De Chavannes ( 1883, Paris )

A très vite!

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A la mi nuit, douce nuit ( 1 )

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Elle fait des pointes sur le parquet, elle n’ose faire un bruit. Il est minuit. A la mi-nuit la lune est déjà haute, elle a entamé sa course inlassable et quotidienne.

A la mi-nuit la ville bouillonne encore au dehors. Elle s’oppose au calme qui règne entre les murs de cet intérieur.

Attentive, elle entend les moteurs des voitures et le tremblement du métro. Les réverbères viennent réchauffer les rues encore trop froides du mois de mars. Elle s’assied, se dit qu’elle est chanceuse de vivre au dernier étage de ce bâtiment. Là, personne ne l’y voit et pourtant elle, elle n’a qu’à se pencher par la fenêtre pour accéder à tout un monde. Depuis celle-ci, la lune la regarde et elle, observe Paris battre une dernière fois la chamade avant de s’endormir pour de bon. Elle perçoit les gens vivre dans les immeubles d’en face. Les lumières s’éteignent progressivement et c’est quand Paris s’endort qu’elle commence à rêver.

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La Normandie et une frange

Respirer.

Il m’aura fallu trois jours pour à nouveau inspirer à pleins poumons. Nous sommes parties en Normandie pour nous reposer. Nous avions besoin de respirer, simplement. Nous désirions changer d’air, nécessairement. Et voilà qu’en arrivant sur place je n’ai pas eu le bonheur de retrouver l’odeur des embruns et du sel marin. Mon odorat était comme bloqué par le stress et la pollution Parisienne. Je ne sentais rien. Comme si j’avais cesser de respirer.

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Une nouvelle page pour notre histoire

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En 2013, j’écrivais ici pour la toute première fois. Je n’avais pas de ligne éditoriale précise en tête, pas vraiment d’idées mais seulement l’envie d’écrire quelque part.  Ecrire quelque chose, n’importe quoi. Alors j’ai choisi les thèmes qui me touchaient le plus à l’époque: la mode et la beauté. Mais était-ce vraiment moi?

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